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Accepter et lâcher prise

On vit à une époque où il est devenu coutume de travailler constamment ‘’sur soi’’.


Certains marchands du Temple nous vendent toujours plus de méthodes et de formules prétendant que nous sommes défaillants.


Et que nous devons constamment nous améliorer.


Ceci induit une croyance qui tend à se généraliser et qui insinue que nous devons passer notre vie, nos jours entiers, à travailler sur nous. Sur nos peurs. Sur nos blessures.


Mais nos ancêtres ne se posaient pas autant de questions. Ils acceptaient et faisaient face. Lorsqu'ils étaient confrontés à une problématique, extérieure ou intérieure, ils la prenaient à bras le corps pour la résoudre plutôt que de la porter constamment.


Pourquoi n’en faisons-nous pas autant ?

Qu’est-ce qui nous pousse à toujours vouloir être mieux ?

Le sentiment que nous sommes mal ?


Nous venons au monde avec des outils. Nous venons au monde précisément tels que nous devons être pour accomplir notre cheminement.


Bien sûr, au fil de celui-ci, nous pouvons accumuler peurs, blessures ou perte de confiance.

Et s’il suffisait d’accepter que cela nous accompagne ?

Et s’il suffisait d’accepter que nous ne devons pas lutter mais simplement lâcher prise ?


Pour ma part, lorsque je travaille par le biais de l’énergie, je nettoie les poids devenus inutiles. Ensuite, il appartient au patient de procéder à sa part de travail. D’une part, il lui faudra accepter la présence de ces éléments d’autre part, il lui faudra en prendre simplement conscience. Ceci permet d'évoluer, d'avancer en étant averti de la raison pour laquelle ces éléments se manifestent puis, grâce aux outils innés ou reçus, de modifier peu à peu la tendance pour ne plus être inondé par tout ça, et ne plus avoir ce sentiment de défaillance.


Prendre conscience des moments auxquels ils apparaissent. Prendre conscience des situations qui les éveillent. Modifier les comportements qui nourrissent ces peurs, ces blessures...


Mais chercher constamment à tout comprendre, c'est vraiment la dernière chose à faire. Car plus on donne de l’importance à quelque chose et plus cette chose se renforce.


Le mental peut être un allié, il peut être utile car il permet de comprendre afin de désamorcer. Mais si ce mental devient un fardeau il faut alors le neutraliser en changeant ses points d'attention, en se concentrant sur ce qui va plutôt que sur ce qui semble ne pas aller.


Et si le travail de développement personnel consistait simplement à prendre conscience des facteurs qui nous empêchent d’être pleinement nous-mêmes et à donner vie à cela en leur permettant d’exister.


Faire appel à quelqu'un qui aide à le comprendre est utile, mais entrer dans une lutte interminable l'est-il ?


Car plus on lutte et plus on devra lutter.


Et tout ce contre quoi nous luttons finira par nous emprisonner. Et cela deviendra un cercle vicieux. Alors pourquoi ne pas transformer ce cercle vicieux en cercle vertueux ?


Car plus on accepte et plus on vivra avec légèreté.


Et plus on vit avec légèreté, moins nos influences lourdes viendront nous écraser.



©David Mogiel - 07.03.2021



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